mardi 9 octobre 2018

Préambule de rappel.



Depuis la dernière mise à jour du blog en janvier, le « tourbillon médiatique » a été particulièrement riche. Finalement les réactions «à chaud » n’apportent pas grand-chose de positif, sauf de brèves colères ou de rares satisfactions. Seule la réaction réfléchie permet d’apporter des conclusions pour l’avenir. C’est le grand problème des réseaux sociaux. Donc, comme dit le sous-titre du blog : « Examiner les choses avec recul, permet de constater que la « vérité » est sujette à des évolutions et que finalement la « sagesse » et la lenteur sont plus adaptées pour évaluer la réalité des faits. Continuons donc à ne pas nous laisser prendre dans le « tourbillon médiatique » sujet à retournements permanents ». Ce sera le but de cette parution tardive, qui fera la part belle aux sujets, déjà, « historiques » de l’année en cours. Ce rappel nous permettra de juger les actes par les faits.

Commençons toutefois par un petit moment d’humour avec l’une des nombreuses « brèves » arrogantes et culottées de notre Jupiter :
« Pour trouver un emploi, je traverse la rue et je vous en trouve »


Chômeurs prenant le passage clouté (nouveau PoleEmploi) vers le trottoir d'en face.



Avant de s'envoler en direction du 17e Sommet de la francophonie, Emmanuel Macron a fait étape devant la "French Tech" à la Station F. Le président français a imposé à son auditoire un discours où il a maltraité... la langue française. A grands coups de "take for good", "privacy", "space and defense", "early stage", "lead" et autres "commodity" empruntés à l'anglais. À n'en pas douter, la "start-up nation" a fait son grand retour dans le "process" présidentiel.



Pour clôturer ce prologue, méditez sur cette maxime tirée du recueil « La plaisante sagesse Lyonnaise » de Justin Godart, fondateur de La Ligue contre le cancer 

« C’est mal fait d’arriver à la fin de sa vie, juste au moment où l’on commence à savoir vivre ».

L’animal un citoyen comme les autres ? ou Le temps des industriels charcutiers végétariens.




 Nouvelle version de la Cène.
Bientôt, les vaches françaises pourront mourir joyeusement : en vertu d’une loi votée en mai dernier par l’Assemblée nationale, chaque abattoir sera doté d’un responsable du bien-être des animaux, qui veillera à ce que les bêtes soient bien « étourdies » — c’est-à-dire électrocutées ou gazées — avant leur exécution…
Sous la pression d’associations, plusieurs grandes compagnies de cirque (Joseph Bouglione en France, Barnum aux États-Unis…) ont récemment cessé d’utiliser des animaux dans leurs spectacles, et des chaînes de supermarché ont retiré de leurs étagères les œufs des poules élevées en cage. Quant aux librairies, leurs rayons se couvrent de livres vantant les mérites du régime sans viande.
À certains égards, l’animal constitue un obstacle, il faut l’héberger, le nourrir, le soigner, etc…, pour l’industrie agroalimentaire qui n’aura aucun scrupule à s’en détourner si elle trouve une matière première plus rentable…
Investi par les fonds de pension et les start-up de la foodtech, le secteur du simili-carné est en plein développement. Avec l’argent de Google, des scientifiques américains s’emploient à cultiver des steaks in vitro à partir de cellules souches, un projet salué avec enthousiasme par PETA. Tandis que le souci d’une alimentation végétarienne se développe, de nouveaux produits apparaissent dans les épiceries : des saucisses à base de pois, des jambons « sans viande mais riches en protéines »… Ces mixtures qui ont l’apparence, la texture et prétendument le goût de la viande sont souvent concoctées par des multinationales de la boucherie ou de la charcuterie, comme Fleury-Michon, qui a créé en 2016 la gamme Côté végétal, Herta (Le bon végétal), Aoste (Le végétarien) ou Le Gaulois (Le Gaulois végétal). Et elles n’ont pas grand-chose de naturel. Pour préparer son cordon bleu « végétal » (vendu par une grande enseigne 67 % plus cher que son équivalent carné), le volailler Le Gaulois doit par exemple mélanger pas moins de quarante ingrédients, dont la maltodextrine (support d’arôme et agent de charge permettant d’augmenter le volume d’une denrée), le poireau et le blanc d’œuf en poudre, la gomme de xanthane (gélifiant), la carraghénane (épaississant et stabilisant), les protéines de soja réhydratées, le citrate de sodium (conservateur régulateur d’acidité, aromatisant), etc… L’engouement végétarien peut paradoxalement générer une nourriture de plus en plus artificielle, renforçant ainsi la mainmise de l’agro-industrie sur la chaîne alimentaire.
Ceci est un extrait d’un article, très documenté du Monde Diplo par Benoît Bréville.  
Vive donc le vé…quelque chose ?  Et bon appétit ! Confiance, vous serez peut-être bientôt herbivore bio-industriel ! En attendant je mange de la viande.

À partir de ce lundi 1er octobre, vous allez gagner plus sans travailler plus...



 

Essuyez vos larmes de joie, le Père Noël de l’Elysée n’a pas eu les moyens de gâter tous les Français, mais les retraités ne sont pas dans le bon wagon encore une fois. Seuls les actifs pourront se targuer de voir leur salaire augmenter … de quelques euros. Et plus le salaire est élevé, plus la hausse de 1 % vous paraîtra importante. Par exemple, pour un smicard, le coup de pouce sera de 11 € net. Pour un cadre supérieur rémunéré 3 500 € brut par mois, le gain sera de 35 €. Vous ne payez plus de cotisations chômages sur votre salaire ! Pas mal, hein ? Votre salaire net augmente ! Oui mais, votre brut ne bouge pas ? D’une part cette cotisation faisait partie de votre salaire appelé différé et n’est donc pas compensée. En supprimant les cotisations salariales chômage et en baissant celle maladie, Macron ne s’attaque pas qu’à nos salaires, il détruit aussi le principe fondateur de la Sécurité Sociale et du chômage, la solidarité par la modification de son mode de financement autonome de l’État et des actionnaires. Jusqu’à présent, un employé qui gagnait sa vie cotisait et pouvait prétendre à des indemnités chômage. C’est désormais terminé. Avec cette réforme, les indemnités perçues lors de la recherche d’emploi seront réduites et à la discrétion du gouvernement. La charité de l’Etat, remplace la solidarité, on voit bien là quelles sont les influences Jupitérienne. C’est la finance pour les riches et la charité pour les pauvres. Voyez du côté des encycliques catholiques.
Quel « progrès » !...
Il faut résister. Pour cela depuis le début de l’année, des comités regroupent les militants ouvriers, syndicalistes, élus aux appartenances et aux parcours divers. Là, une large discussion a lieu avec des milliers de militants qui veulent résister à Macron et qui veulent défendre et organiser la reconquête des acquis de 1936 et 1945. Elle exige d’élargir et de renforcer ces comités comme cadre de discussion et d’action commune, c’est pourquoi les comités de résistance et de reconquête préparent un rassemblement le 10 novembre.

Même les possédants s’affolent !



Surprise début septembre : Valéry Giscard d'Estaing « pousse un coup de gueule contre le capitalisme financier », rapporte La Nouvelle République. Celui-ci était l'invité de l'évènement littéraire « Le château de Meslay fête les écrivains », dans le Loir-et-Cher, dimanche 9 septembre. "Actuellement, la société évolue dans une société où l'argent a le pouvoir... À l'heure actuelle, l'enrichissement des plus riches est plus rapide qu'il ne l'a jamais été. Moyennant quoi, personne ne proteste. C’est très étrange. Et cela dans le monde entier ». Il n’est pas le seul à l’intérieur du capitalisme, à se poser des questions sur cette politique. Les économistes américains, Prix Nobel, Stiglitz et Krugman estiment, se référant à la Grande Dépression des années 29, que cette politique fera des ravages. En France, oh! Surprise : « Marx avait raison », c’est ainsi que Patrick Artus conclut son livre choc « Et si les salariés se révoltaient ? » (Fayard), coécrit avec Marie Paule Virard. Pourtant, le chef économiste de Natixis n'est pas connu pour ses écrits glorifiant l'auteur du Capital. Directeur de la recherche et membre du comité exécutif d'une banque d’investissement, administrateur de Total, Artus n'a pas le profil d'un économiste « atterré » hostile à l'économie de marché. Selon le magazine économique Challenges « cet expert qui connaît le système financier de l'intérieur - il est membre du conseil scientifique de l'Autorité des marchés financiers - bombarde de flashs quotidiens les grands gestionnaires d'actifs sur les évolutions macroéconomiques. Or son ouvrage constitue la critique du système capitaliste la plus aboutie de ces dernières années. Très détaillé et documenté, ce livre plein d'exemples est un cri d'alarme, qui pointe les nouveaux périls de l'économie mondiale ». Il pointe l’explosion des inégalités dans la société actuelle, qui alimente « la cohorte des travailleurs pauvres », et l’obsession du court terme des actionnaires. Je cite : « Le capitalisme évolue vers un modèle où les actionnaires s’efforcent de préserver coûte que coûte dividende et rendement du capital, quitte à demander aux salariés une part croissante des risques économiques, et trouvent normal de licencier facilement lorsque la situation de l’entreprise se dégrade sans se préoccuper de partager les profits lorsque l’économie va bien… ».
Warren Buffet reconnaissait dans une interview au New York Times en 2006 qu’une « lutte des classes » faisait rage, et précisait « c’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter ».
Réveillez vous !

Incendie de la tour Grenfell. « L’austérité tue ».




En juin 2017, la tour Grenfell, située dans le quartier huppé de Kensington et Chelsea, à Londres, abritait 350 personnes dans 127 logements sociaux de deux et trois pièces. Le nombre d’habitants, avait légèrement augmenté depuis la fin des travaux de rénovation, en 2016, où de nouvelles fenêtres avaient été installées dans tous les logements et le bâtiment isolé par l’extérieur avec des panneaux d’aluminium imperméables à la pluie. L’incendie s’est déclaré à 0 h 15, mercredi 14 juin, dans l’appartement d’un chauffeur de taxi d’origine éthiopienne, au quatrième étage. À 1 h 20 du matin, l’incendie s’était étendu en diagonale vers le haut du bâtiment avant de gagner la façade nord, passant du quatrième au quatorzième étage en quinze minutes environ.
Les barrières coupe-feu qui devaient combler les espaces entre les panneaux en cas d’incendie étaient trop petites ou mal posées, ce qui a permis à ces espaces d’agir comme une cheminée et d’aspirer les flammes vers le haut. Il fallait de grandes échelles, mais elles sont rares dans le centre de Londres et la première n’est arrivée qu’une demi-heure après le premier appel téléphonique aux services d’urgence. Ces immeubles étant censés être construits de façon à ce qu’un incendie ne puisse pas s’y propager, la plupart des pompiers (ils étaient environ 200 à 2 heures du matin) ont mis les gens dans des appartements “sûrs” qui en fait ne l’étaient pas du tout, ou leur ont fait remonter les escaliers, comme le montrent les textos et les appels envoyés par des habitants de la tour à des personnes à l’extérieur. Le centre de traitement des urgences de Stratford, où seulement onze agents étaient présents, a été submergé d’appels : plus de huit cents ont été donnés depuis l’intérieur ou les abords de la tour cette nuit-là. Certains ont été déviés vers les centres du Kent, dans le Sud-Est, et même de Newcastle, dans le nord du pays. 72 personnes dont 18 enfants sont morts.
Ces vingt dernières années, avec l’aide de ses lobbys et encouragé par la « folie dérégulatrice »  du gouvernement Blair et par la « marchandisation de la sécurité » qui l’a accompagnée, le secteur du bâtiment a pris l’habitude de faire fi des réglementations, de truquer les tests et de considérer ces pratiques comme normales. Les indices de cette tragédie se cachaient sous plusieurs tonnes de cendres : les produits utilisés par les sous-traitants, les bardages, tout l’équipement de sécurité – les fenêtres de piètre qualité, les portes qui ne fermaient pas, les espaces mal conçus entre le bardage et l’isolant, lui-même inflammable. Il est de notoriété publique que les matériaux d’isolation font l’objet d’un marketing trompeur, et que les constructeurs associent des matériaux sans les avoir testés ensemble : or ces problèmes sont à l’origine de l’incendie de la tour Grenfell. La responsabilité du conseil d’arrondissement conservateur, pour infractions aux règles de sécurité a été immédiatement relevée. Pourtant il y a d’autres responsables, les fabricants et ceux qui leur permettent de travailler avec des normes incendie inacceptables, sont bien les coupables. Il s’agit bien d’une histoire de dérégulation et de négligence industrielle, permise par les actes de plusieurs gouvernements, travaillistes, conservateurs et autres, en particulier la privatisation de tous les services publics.
« L’austérité tue », pouvait-on lire sur une pancarte brandie pendant la manifestation du 21 juin 2017, quelques jours après l’incendie, à Londres. 

A Gênes, et ailleurs : Les ponts s’effondrent… mais pas les profits.



« Ce n’est pas la fatalité qui fait s’écrouler les ponts », dit l’architecte génois Renzo Piano, « Il s’agit encore moins d’incriminer les intempéries. Projeté en 1963, inauguré en 1967, le pont Morandi de Gênes est depuis toujours objet de questions et de controverses quant aux conditions de sa réalisation. »
Peu à peu des indices accablants sont apparus : ce pont était vieux et mal entretenu à tel point que sa démolition avait été envisagée en 2009. Si des réparations avaient été effectuées en 2016, elles ne répondaient pas à ce qui était attendu pour sécuriser le viaduc.
L'accident, tôt ou tard, était devenu inéluctable. Interviewé par les médias italiens, le procureur de la République a aussi affirmé que le drame n'était pas une fatalité et qu'une erreur humaine pouvait l'expliquer. De plus, le trafic avait plus que triplé ces trente-cinq dernières années. Etait-il prévu pour de telles charges ? Mais ce sont surtout les interventions de maintenance qui ont manqué tout au long de ces décennies. Il y a des lustres que tous savaient, dénonçaient l’état structurel inquiétant, alarmant. On n’a fait que mettre des cautères sur une jambe de bois, passant outre les innombrables avertissements d’experts, ingénieurs, chercheurs, élus, associations de riverains.
Les informations laissent ainsi apparaître une incurie : celle des responsables de l'entretien de ce pont construit en plein milieu de la ville et emprunté tous les ans pas des dizaines de millions de véhicules soit  la société Autostrade et sa maison mère Atlantia, propriété du groupe Benetton.
 D'autres ponts en Italie seraient ainsi dans le même état, notamment en Sicile et en Calabre où sévit une corruption considérable, notamment à travers le secteur des travaux publics.
Il faudra bien aller au-delà pour trouver les vrais responsables. Le drame de Gênes est révélateur d'un abandon progressif des services publics en Europe. « La farce des funérailles d’Etat, alors que c’est l’Etat le responsable de nos malheurs » a été dénoncée par le père d’une victime.
Est-ce seulement une catastrophe italienne ? Non, tous les gouvernements privatisent et démantèlent les services publics.
Les ponts s’effondrent… mais pas les profits.

Un système barbare.



Ce que nous montre le drame de Gènes ou celui de la tour Grenfell, tout comme les incendies en Grèce, c'est qu'il faut stopper la réduction aveugle des crédits et des effectifs des services publics.
Ces incendies qui ont fait des dizaines de victimes en Grèce au mois de juillet ont aussi démontré l'impéritie des responsables publics dans cette affaire. Le gouvernement a accepté sa responsabilité politique avec la démission d'un ministre et deux responsables locaux de la sécurité ont été limogés.
Mais deux ou trois démissions ne sont pas suffisantes pour le bilan accablant de ce qui s'est passé. L’urbanisation anarchique sans contrôle des pouvoirs publics qui n'en ont plus les moyens (Bruxelles exige) et l'absence totale d'un plan d'évacuation sont les principales responsables.
Même un spécialiste des questions européennes, Patrick Martin-Genier, enseignant en droit public et constitutionnel écrit : « La privatisation ne constitue pas la panacée, loin de là. L'enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Au Royaume-Uni, la privatisation des transports ferroviaires est une catastrophe, notamment dans la région de Manchester où les usagers ont été obligés de changer leurs horaires pour s'adapter au manque de fiabilité des trains tandis que le service national de santé est en ruine, les autorités publiques, faute de crédits, étant dans l'incapacité de répondre à l'exigence d'un système de soins moderne et adapté aux besoins des usagers et des patients ».
Les sociétés privées se battent pour se partager le gâteau des concessions autoroutières et également des aéroports, comme Atlantia ou Vinci. Au-delà des autoroutes, tous les gouvernements livrent peu à peu tous les pans du service public à des multinationales rapaces : chemins de fer, concessions hydrauliques, transport aérien, etc…, avec le soutien empressé de l’Union européenne qui, bien qu’en crise, multiplie directives et règlements facilitant cette mise en coupe réglée.
La France n’est pas épargnée par ce phénomène. Il est donc urgent de stopper la réduction aveugle des crédits et des effectifs des services publics qui ne pourra qu'aggraver encore plus la situation.
Ce qui caractérise la Révolution Française, la République, c’est que pour assurer l’égalité des citoyens devant la loi, on a créé les services publics, c’est une différence fondamentale avec l’Ancien Régime. A travers la liquidation actuelle des services publics, et les appels à la charité, la bienfaisance, on voit une volonté de remettre en selle les religions, pour faire passer la pilule, dirons-nous.

L’Irlande avance, Jupiter recule…



En mai Macron a sans doute vu Marie, en rêve espérons. Macron, chanoine de Latran, a fait allégeance à la Conférence des évêques de France. « Nous partageons  le sentiment que le lien entre l'église et l'état s'est abîmé, et il nous importe, à vous comme à nous de le réparer » leur a-t-il dit. Où a-t-il vu des liens à réparer ? Ou alors c’est une nouvelle attaque, pas la seule depuis qu’il est au pouvoir, contre la loi de 1905. Après avoir ainsi menacé la loi de laïcité républicaine de 1905, il félicitait le clergé de « protéger la vie de l'enfant à naître » on reconnaît ici, la formule qui punit l'avortement chez les catholiques.
Juste après, vendredi 25 mai en république d'Irlande, où l'Eglise commande depuis toujours la répression d'état, où l'on punissait I'IVG de la prison à vie jusqu'en 2013 (de 14 ans depuis), la terre tremblait sous les pieds des amis cléricaux de Macron.
C'est justement la formule jésuitique, « droit à la vie de l'enfant naitre », inscrite dans la Constitution irlandaise, que ce peuple vient de balayer, par une majorité écrasante de 66 %.
En Irlande prospéraient impunément les persécuteurs. Tandis que l'état subjugué par l'Eglise terrorisait les « femmes déchues » (mères non mariées), une armée de prédateurs, de pervers, de sadiques en soutane torturait des milliers d'enfants Quatre rapports officiels accablants, dont un de 2 500 pages d'horreurs pédophiles, l'exhumation en 2014 de dizaines de squelettes de nouveau-nés sous le couvent de Tuam, ont révulsé l'opinion. Le meurtre légal de Savita, sacrifiée à un fœtus moribond, exaspéra les femmes d'Irlande, son visage devint leur bannière de combat, elles viennent de terrasser les bourreaux.
Il faut agir dans l’union la plus large, dans la diversité et l’unité, pour défendre la loi de 1905 !
Le Congrès national de la Libre Pensée a appelé à faire du week-end des 8 et 9 décembre 2018 un grand moment de mobilisation de défense laïque. Il a demandé à toutes les Fédérations départementales de la Libre Pensée d’agir en conséquence pour la réalisation de l’union laïque la plus large.
Ne touchez pas à la loi de 1905 !

Le Royaume-uni exemple à suivre…parait-il !



Dans une école de Hackney un quartier pauvre de Londres, les écoliers arrivent en avance, car celle-ci offre un petit déjeuner que les parents ne peuvent offrir. L'école ne bénéficie d'aucune subvention, elle pioche dans son budget et celui de réseaux caritatifs. Selon le dernier rapport de l'Unicef, le Royaume-uni se classe en bas du tableau en termes de pauvreté infantile. 30 % des petits britanniques, soit 4 millions d'enfants survivent sous le seuil de pauvreté, 20 % sont en insécurité alimentaire c'est-à-dire qu'ils n'ont pas accès à une nourriture suffisante et saine. Faute de moyens les parents sont contraints de conduire leurs enfants à l'hôpital pour se faire arracher les dents. Comme l'explique un dentiste de l'hôpital, faute d'hygiène, de soins réguliers, de nourriture correcte, il faut leur arracher les dents.
Dans un quartier dit défavorisé de Londres, à 500 m du centre-ville, l'espérance de vie est de 67 ans, alors qu'au cœur de la City, elle est de 83 ans.
Dans une banque alimentaire, près de la gare de Waterloo, au centre de Londres, la majorité des gens qui viennent se ravitailler sont des travailleurs dont le maigre salaire ne leur permet plus de se nourrir. Beaucoup d’entre eux sont des « contrats zéro heure ». Ces contrats, qui diminuent le taux de chômage, imposent une flexibilité extrême aux salariés. L'entreprise décide du nombre d'heures travaillées et seules les heures effectuées sont rémunérées.
En 1983, le taux de pauvreté en Grande Bretagne était de 14 %, il est aujourd'hui de 33%. C'est là le bilan de la politique de Miss Thatcher qui a cassé règles et Code du Travail et de M.Blair qui a prolongé et accentué ces mesures.
N’est-ce pas le programme Macron ?
Selon une étude du Sunday Times. le nombre de milliardaires en Grande Bretagne a dépassé la barre symbolique des 100. 104 personnes possédent chacune plus d'un milliard de livres sterling cela en fait le pays qui possède la plus forte  concentration de milliardaires par habitants du monde.   

Milliardaires.



2208 c'est le nombre de milliardaires dans le monde en 2018, qui possèdent à eux tous 7 500 milliards d'euros (rappelons que le budget de la France est de 300 milliards). Les trois premiers du classement de Forbes sont des milliardaires américains. Le Français Bernard Arnault le P-DG français de LVMH, fait son entrée dans le top 5 des grandes fortunes. Il était l'année dernière en onzième position, Il passe à la quatrième place avec 72 milliards. Cette augmentation représente un gain de 3,5 millions de dollars par heure. Selon les chiffres officiels, le salaire moyen des Français a augmenté de 1 % en un an. Les revenus de Bernard Arnault ont, eux réalisé un bond de 71 % en un an.
Il y a donc maintenant en France 41 milliardaires. Les cinq premières plus grandes fortunes françaises cumulent à elles seules 137 milliards d'euros.  
Selon les derniers chiffres les entreprises du CAC 40 ont connu une augmentation de 25%.
Depuis des années, les gouvernements de droite, de gauche, puis le gouvernement Macron ni de droite ne de gauche, déclarent que pour relancer l'économie, il faut alléger les charges sociales du patronat. L’enquête Revenus et patrimoine publiée par l’Insee souligne les inégalités monétaires au sein de la population. Depuis 1998 le patrimoine des Français a doublé mais celui des plus pauvres a baissé de 30 %. Le résultat est là d'un côté une toute petite minorité engrange des milliards, tandis que l'immense majorité s'appauvrit. Les plans de restructuration tombent par centaines. L’accès aux Prud’hommes est restreint par les dernières lois « travail » de Macron. La  précarité se développe, les retraités se voient lourdement taxés. La réalité du capitalisme est là !